Nous avons vécu un été caniculaire : des températures extrêmes, peu de pluie, une végétation complétement grillée. Et naturellement des questions : est-ce que cette situation va se répéter tous les étés ? Comment s’y adapter et que peut-on faire ?
A peine sortis de la canicule qu’on se pose déjà la question : est-ce que ce sera pareil l’année prochaine ? On ne peut bien entendu pas répondre à cette question car un épisode caniculaire ne suffit pas à caractériser le climat mais il est sûr que le dérèglement climatique va se poursuivre dans les années à venir. Le site de Météo France publie des estimations de la situation pour chaque commune pour les années 2030, 2050 et 2100. Nous présentons les valeurs pour Verneuil-sur-Seine mais la situation sera identique dans les autres communes de notre secteur.
Pour les années 2030 et même 2050, une partie du réchauffement est désormais inévitable du fait des émissions passées. Néanmoins, l’ampleur des changements à plus long terme dépendra encore largement des réductions d’émissions mises en œuvre. Le site montre aussi une baisse des précipitations en été mais une hausse en hiver. Et bien entendu une augmentation des vagues de chaleurs, du nombre de nuits au-dessus de 20°C et des jours avec un risque significatif de feu de végétation. En bref, la généralisation de la situation que nous avons connue cet été.

années 1976-2005).
Nous allons connaitre un dérèglement climatique de plus en plus marqué et non pas une simple augmentation des températures ce qui se traduira par des phénomènes climatiques plus tranchés et plus intenses : pluies intenses, sécheresses, vents… Météo France indique également que la ville de Verneuil-sur-Seine comme toutes les agglomérations de cette taille sera sensible au phénomène d’îlot de chaleur urbain dont l’amplitude pourra atteindre localement 3°C.
Concernant l’aspect adaptation, il faudra bien entendu s’organiser pour pouvoir tenir dans nos logements et pour limiter les îlots de chaleur en ville mais la question urgente est désormais : que pouvons-nous faire à notre niveau pour limiter le réchauffement climatique ?
A cette question, on obtient souvent beaucoup de réponses du type : « on ne peut pas y faire grand-chose », « c’est au gouvernement d’agir », « la France n’émet qu’une toute petite partie du CO2 mondial » ; bref, bien peu de solutions concrètes et rien qui pousse à l’action.
Mais d’abord, pour agir efficacement, il faut situer les enjeux : les principaux postes d’émission de gaz à effet de serre de notre quotidien concernent les transports, l’alimentation et le logement. Il faut ensuite se poser deux questions : qu’avons-nous fait depuis 10 ans pour aller dans la bonne direction et que pouvons-nous faire au cours des 10 prochaines années en nous fixant des objectifs réalisables afin de ne pas nous décourager. Chacun peut trouver des pistes d’actions sur les principaux postes d’émissions : les transports, l’alimentation et le logement.

L’ADEME propose un calculateur permettant d’évaluer nos émissions de gaz à effet de serre exprimée en équivalemment CO2 (il faut néanmoins garder à l’esprit que les émissions de CO2 ne sont pas les seuls gaz contribuant à la modification du climat). Le but de ce calculateur est triple :
- Vous permettre de calculer vos émissions de gaz à effet de serre,
- Voir l’effet de chaque poste sur vos émissions totales,
- Obtenir une évaluation des amis et adhérents d’ADIV-Environnement pour savoir comment nous nous situons par rapport à l’ensemble de la population française.
Même si elles ne peuvent tout régler, nos actions personnelles sont importantes car elles sont un premier engagement vers des solutions collectives afin de transformer notre inquiétude en une possibilité de changer notre avenir.
Image en en-tête d’article : Estimations des températures moyennes pour la ville de Verneuil-sur-Seine en 2050 (valeur de référence : années 1976-2005).
