La déviation de la RD154

Ce projet de déviation a été initié dans les années 1980 et les premières études techniques datent des années 2000. Selon le dossier présenté à l’enquête publique en  2004, les justifications de ce projet sont les suivantes :

  • Délester du trafic de transit, en particulier du trafic des poids lourds, les traversées de Verneuil-sur-Seine et de Vernouillet,
  • Diminuer les nuisances générées par la circulation dans les agglomérations et améliorer la sécurité et l’écoulement du trafic dans la traversée de ces communes,
  • Compléter le maillage cyclable, en cohérence avec les orientations du schéma directeur départemental d’itinéraires cyclables.

 

Notre association a montré que ces arguments « ne tenaient pas la route ».

En premier lieu, le trafic de poids lourds n’a jamais été très important dans Verneuil et Vernouillet. Par ailleurs, l’étude d’impact du projet montrait qu’à l’horizon 2020, en cas de construction de la déviation, la circulation était seulement inférieure de 20% par rapport à la circulation sans la construction de la déviation. De plus, les prévisions d’augmentation de la circulation avaient été surestimées : En 2010 sur la RD154, par rapport à l’année 2000, le trafic a stagné au niveau de Vernouillet mais qu’il a diminué d’environ 20% à la hauteur des Clairières de Verneuil.

Second point la sécurité : bien entendu il s’agit d’une question très importante qu’on doit considérer avec sérieux. Nous avons d’abord montré que la circulation dans Verneuil et Vernouillet n’était pas plus accentogène que les autres tronçons équivalents. D’autre part, les évolutions récentes en matière de sécurité routière ont montré qu’on peut simplement améliorer la sécurité dans les villes par une baisse de la vitesse de circulation obtenue par des ralentisseurs, des radars pédagogiques, etc.

Enfin le troisième argument en faveur de la construction de la déviation ne peut que prêter à sourire : quel cycliste irait emprunter un tel itinéraire ? Les cyclistes utilisent la bicyclette pour des trajets courts (aller à l’école, aller à la gare, etc.) ou pour les loisirs. C’est donc uniquement un argument pour remplir des statistiques du département.

En fait on a fait croire aux habitants de Verneuil et Vernouillet que la déviation viderait les centres villes de leurs voitures ce qui est faux ; en fait, il s’agit surtout d’une déviation imaginée à l’époque où la voiture était reine pour que les voitures puissent rouler sans contraintes.

En plus d’être inutile, cette déviation est un massacre écologique, agricole et paysager. La déviation devait en effet traverser le Bois de Verneuil dans sa partie la plus riche du point de vue biodiversité : des landes et une zone humides (les Planes). Elle devait également traverser toute la Plaine de Vernouillet en portant atteinte au paysage de cette plaine agricole préservée grâce à la mise en place de la Zone Agricole Protégée (ZAP) par la municipalité de Vernouillet.

Les plans de cette déviation sont disponibles sur le site du Conseil Général des Yvelines.

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Les actions d’ADIV-Environnement

Notre association a déposé une contribution à l’’enquête publique du projet qui s’est déroulée en juin-juillet 2004. Malgré les réserves formulées par le commissaire-enquêteur, le préfet des Yvelines a signé l’arrêté préfectoral d’Utilité Publique le 25 avril 2005. Notre association a alors déposé un recours au tribunal administratif ; ce recours ayant été rejeté, nous avons fait appel, toujours sans succès. Nous avons ensuite porté l’affaire devant le Conseil d’Etat qui a finalement rejeté notre pourvoi. A la suite de ce rejet, le Conseil Général a lancé une nouvelle enquête parcellaire afin de procéder aux acquisitions foncières et aux expropriations. Le début des travaux était prévu en 2015.

 

 Et maintenant…

Le Conseil Général a décidé de relancer ce projet que nous continuons à combattre.

Pour en savoir plus, nous vous invitons à consulter nos articles écrits sur le sujet.

Manif RD154_13 octobre 2015