Des stationnements vélos dans toute l’agglo

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C’est par ce titre prometteur que le journal d’information de la CA2RS nous annonce les premiers investissements en faveur du vélo dans la communauté d’agglomération.

Le magazine de l’agglomération dans son numéro de septembre-octobre (page 14) nous indique que la CA2RS veut (enfin) favoriser le développement des modes de transport alternatifs conformément au schéma directeur des circulations douces (SDCD) par la création de stationnements pour vélos ; qu’en est-il exactement ?

En premier lieu, l’article nous annonce qu’un audit a été réalisé et qu’il a « révélé le manque de solutions de stationnement, notamment près des gares ». Nous suggérons à la CA2RS d’économiser l’argent du contribuable car notre association avait mené une enquête en 2011 auprès des cyclistes allant à la gare de Verneuil-Vernouillet : le principal enseignement de cette enquête était bien que les problèmes de stationnement limitaient l’usage de la bicyclette.

A noter l’ambition démesurée de la CA2RS en faveur du vélo : un site équipé par commune à l’horizon 2016, voire plus en 2018 : on croit rêver.

La communauté d’agglo reconnait elle-même l’énorme retard en pistes cyclables puisqu’on n’en compte que 11 km au niveau de ce territoire. Elle nous promet 47 km en 2019 mais en ce qui concerne le développement des pistes cyclables, on nous a déjà beaucoup promis…

Par ailleurs, dans le dernier compte-rendu du conseil communautaire (26/10/2015), on apprend que la communauté met à disposition une surface de 36m2 près de la gare de Vernouillet-Verneuil pour que la SNCF puisse y installer une consigne Véligo (parking à vélo accessible avec le pass Navigo) de 40 places. Dans un geste magnanime, la CA2RS fournit cette surface à titre gratuit au travers d’une convention de 10 années.

Si on évalue au niveau du territoire de la CA2RS le nombre de parkings et de rues (mais aussi de trottoirs) où les voitures peuvent stationner librement sur le domaine public, on arrive à plus d’une centaine d’hectares.

Une centaine d’hectares pour les voitures contre 36 m2 pour les vélos, on aurait bien tort de se plaindre.

 

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