Circulations douces : zéro pointé pour le Département

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Dans sa communication, le Département essaie toujours de nous faire croire qu’il œuvre beaucoup pour le développement des circulations douces ; la réalité est bien loin de cette image qu’il veut se donner.

En matière de circulations douces, le Conseil Départemental nous a habitué à beaucoup d’annonces. De nos, jours en effet, aucun politique ne peut afficher publiquement que les pistes cyclables, c’est bon pour les promenades du dimanche ou pour les enfants mais pour se rendre au travail à 3 km de son domicile, rien de mieux que de rouler seul dans une voiture d’une tonne qui se déplace en moyenne à 30 km/h. Le summum de la communication du département avait été atteint avec cette phrase culte : « le vélo est dans l’ADN des Yvelines » ; il doit être bien caché !

Revenons à la réalité : le site du département nous permet de connaître précisément tous les projets : une carte permet de faire des requêtes en fonction du type de travaux : circulations douces, infrastructures nouvelles, renforcements, requalifications, etc.

Si l’on regarde les projets en étude ou programmés, on peut lister une trentaine de projets routiers totalisant un montant supérieur à 400 millions d’euros ; parmi ces projets, on note bien entendu le Pont d’Achères pour 120 millions d’euros et la déviation de la RD154 (toujours budgétée à 24 millions d’euros alors que le conseil départemental table maintenant sur 30 millions d’euros).

Notons qu’heureusement la loi oblige à ce que les aménagements de route comprennent la construction de pistes cyclables, ce qui fait qu’indirectement le nombre de pistes cyclables va augmenter mais sans cette loi, le Département en ferait le minimum.

Regardons maintenant les projets neufs dits « circulations et liaisons douces », on ne trouve que deux projets, en réalité deux projet contigus, situés sur les communes de Méré et Galluis : il s’agit d’une piste cyclable d’une longueur totale de 1900 m environ. Il n’y a pas d’indication de coût mais on peut estimer cet ouvrage à 300 000 euros. On ne voudrait pas décevoir les heureux habitants de Méré et Galluis mais il n’y a pas d’indication de date de réalisation sur le site.

Pas besoin de calculette comparer ces deux montants et bien comprendre cette simple réalité : le Département veut dépenser 1000 fois plus pour l’automobile que pour le vélo au cours des prochaines années.

On vous disait bien que « l’ADN vélo » du département était bien caché. Il serait grand temps de renommer la fonction de Monsieur Raynal, vice-président délégué aux Mobilités au niveau du Département, pour retrouver le titre qu’on lui aurait donné au siècle dernier : vice-président délégué aux routes et à la circulation automobile.

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